Mon Journal Intime

Nosce te ipsum

JayMantri

Pour les littéraires qui lisent cet article, contrairement à ce que pourrait vous faire croire le titre, je ne vais pas vous parler de Socrate ou Platon. 

Hier une amie à moi m’a demandé comment j’allais et je lui ai répondu la phrase que je sors à chaque fois qu’on prend de mes nouvelles ces derniers temps, réponse en image :

(minute linguistique: “on est là” est une expression utilisée en général pour désigner le fait qu’il y ait rien de bien nouveau dans notre vie mais ON EST LÀ et c’est déjà ça) 

La vérité c’est que cela fait quelques mois que le moral n’est pas stable du tout. Dans mon tout premier article, je disais que j’avais arrêté de parler de développement personnel car j’étais à la limite de la dépression tous les 3 mois. J’ai donc décidé d’aller consulter un psychiatre afin d’avoir un avis médical sur mon état et au bout de la 3ème séance le verdict est tombé. Je faisais bel et bien une dépression.

Le psy m’a donc prescrit des anti-dépresseurs afin de m’aider à être moins triste au quotidien. Je prendrai le temps de parler de la dépression et du bien-être psychologique dans un autre article car le sujet mérite définitivement son propre article.

Depuis que j’ai reconnu le fait d’être en dépression, j’ai pris conscience qu’il fallait sérieusement que je m’occupe de moi. Aller à l’école, trouver un travail, voir les amis, se masturber c’est bien mais … être bien dans sa tête c’est MIEUX !

Je suis le genre de personne qui va taper sur Google “Comment être heureux ?” et lire des tonnes d’articles sur comment atteindre un soi-disant “bonheur”. D’ailleurs on va parler brièvement de ce mot, car plus le temps passe, plus je me rends compte qu’on se fout bien de notre gueule avec ce terme. On essaie de le définir, on part à sa recherche, on nous dit bêtement quoi faire pour l’atteindre, bref … je préfère désormais parler de bien-être. Il peut être physique, spirituel, émotionnel ou psychologique.

Ce n’est que récemment que j’ai compris que le chemin vers le bien-être est un chemin PERSONNEL. Il comprend la connaissance de soi et l’amour propre. L’un ne peut pas être acquis sans l’autre. Pour s’aimer il faut se connaître et apprendre à se connaître est déjà un acte d’amour en soi.

Rares sont les personnes qui prennent le temps d’apprendre à se connaître. Généralement au fil des années, les gens finissent par se faire une idée globale de la personne qu’ils sont et se contentent de ça. Ils cherchent ni à approfondir leur connaissance d’eux-même, ni à comprendre pourquoi ils sont comme ils sont.

Du coup, afin de sortir le plus rapidement de cette dépression à la con j’ai décidé de me lancer dans la connaissance de mon gros corps et mon esprit si complexe ! J’ai déjà appris 2-3 trucs sur moi-même depuis que je me suis lancée dans cette aventure. Comme par exemple le fait que je sois quelqu’un d’introverti. J’ai toujours pensé que j’étais pas comme les autres à cause de mon rapport à l’autre justement mais mes découvertes m’ont dit “Bitch you ain’t special, you’re just an introvert.” (trad: tu n’es pas spéciale, tu es juste une introvertie). J’ai également pris conscience que l’écriture avait une place beaucoup plus importante dans ma vie que celle que je lui accordais. J’ai également appris qu’il ne faut jamais faire confiance à un mec qui vous demande si votre vagin sent le poisson, mais là je m’écarte du sujet 🤐

Bref, j’ai hâte de pouvoir me connaître suffisamment afin d’être capable de me donner l’amour dont j’ai besoin et arrêter de le chercher n’importe où. 

“Pendant des piges j’ai attendu que ma vie change.
Puis j’ai fini par comprendre que c’était elle qui attendait qu’je change” – Dosseh

Commentaires

commentaires

2 Comments

  1. Hello Caroline !

    Je suis agréablement surpris d’apprendre – non-pas, que la dépression t’affecte – mais que tu sois dans une démarche introspective, active, constructive…en un mot : positive !

    « Il est où l’bonheur ? » Ce n’est peut-être qu’un concept, une vue de l’esprit, une chanson… Où est-ce une émotion si exceptionnelle qu’elle ne dure qu’un instant ? Je préfère, comme toi, parler de bien-être. Là, on oublie l’espoir de… ; on n’a plus l’attente permanente, inhérente à la recherche du bonheur – de la bonne heure, on se concentre sur du durable, du présent, du quotidien : le bien-être est l’art d’être heureux tout le temps (on presque). Pas un état béat d’hébétudes, mais un état détendu, chaleureux, naturel, altruiste…

    Pour se faire, on décide d’être bien dans sa tête, dans son corps et dans son esprit. Quel travail ! Tu as su écouter le psy : il ne t’a pas convaincu de faire ce travail, c’est toi qui a décidé et veut le faire.
    Et tu es sur la bonne voie (voix)…

    Bref, je ne vais pas m’étendre ici (bien que chez toi, tout est confortable, non ?) ; si tu le souhaites, tu sais me joindre en privé.

    Le poisson, c’est bien dans un plat. Un mec qui aime manger, c’est toujours mieux.

    Bonne soirée.

    1. Hello Chris!!! Comme d’habitude tes commentaires me font toujours plaisir !

      En effet je suis littéralement dans la POSITIVITÉ !

      On continue en privé 😉

Leave a Response

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.