Musique

My Dear Melancholy, un faux-semblant de retour aux sources pour THE WEEKND

Etant une fan de la première heure de The Weeknd, je me devais de faire un article sur My Dear Melancholy, son tout nouveau mini album.

Apple Music présente ce mini-album de 6 titres comme une “confession sombre et torturée”. Il est vrai qu’avec des titres comme :

  • “Wasted Times” (traduction : temps perdus),
  • “Hurt You” (traduction : te blesser),
  • “I Was Never There” (traduction : je n’étais jamais là),

The Weeknd (de son vrai nom Abel Tesfaye) nous rappelle ses débuts et notamment sa mythique mixtape ‘House of Baloons‘.

Depuis Kissland (son premier album), j’ai remarqué que The Weeknd marque ses pochettes d’une couleur qui va suivre tout le projet. Pour Kissland c’était le vert, pour Beauty Behind The Madness c’était le noir et blanc, pour Starboy c’était le rouge et pour My Dear Melancholy on retrouve la couleur orange.

Le titre de ce mini-album est très explicite, puisqu’en français il veut dire : ‘Ma chère mélancolie’. Après Starboy et ses sonorités tantôt excentriques tantôt groovy, on retrouve un Abel plus enclin à nous partager ses émotions avec des productions mélancoliques et une voix plus épurée en comparaison à Starboy.

Il était évident qu’on allait retrouver à nouveau DeHeala sur My Dear Melancholy,. Il est connu pour être derrière la plupart des gros succès de Abel avant et après son succès mondial. D’autres noms, cette fois-ci plus connus se cachent également derrière ce mini-album, notamment Skrillex et Mike WiLL Made-it.

Il serait maladroit pour moi de dire que My Dear Melancholy, est un retour aux sources pour The Weeknd. Je trouve qu’il y a très peu de similitudes avec Trilogy. Cela se ressent rien qu’au niveau des paroles. En effet, les textes sont courts et répétitifs. Le morceau le plus long de ‘My Dear Melancholy,‘ dure 4:01min alors qu’on le connait pour nous proposer des morceaux allant jusqu’à 7min. Sa capacité également à nous pondre 2 morceaux en 1 s’est fait ressentir seulement sur le morceau ‘I Was Never There‘ (allez écouter “As you are” pour comprendre de quoi je parle).

J’ai l’impression que le The Weeknd de 2011 manque à tout le monde et qu’à chaque nouveau projet on attend un Trilogy 2.0. House of Baloons a été écrit par un Abel de 19 ans, timide, inconnu du public avec encore tout à prouver. En l’espace de 6 ans, sa vie a changé du tout au tout : il a fait le tour du monde, il a expérimenté “la vie de star” et tout ce qui va avec. Mais le plus important est qu’il a su montrer au monde entier qu’il avait sa place parmi les plus grands. Donc non seulement, il n’y aurait aucun intérêt aujourd’hui à nous donner des sonorités datant d’il y a 6 ans mais en plus de cela, la question est : en serait-il capable ?

Finalement le seul retour aux sources que connaît ce projet c’est la capacité de The Weeknd à nous emporter en nous chantant sa peine. Cependant le projet reste excellent, pour un mini-album la qualité est au rendez-vous que ce soit dans le choix des mélodies mais également dans le choix des prods. Sa collaboration avec le français Gesaffelstein est pour moi le point fort de My Dear Melancholy. C’est la troisième fois que The Weeknd collabore avec des artistes français, les deux précédents étant Kavinsky et le duo Daft Punk.

Il faut savoir qu’avant même de sortir ‘House of Baloons‘, The Weeknd avait réalisé un EP nommé ‘The Noise EP‘ qui était exclusivement POP/R&B. Son amour pour la pop et ses sonorités électroniques ne date donc pas d’hier et il semblerait que nos artistes français savent parfaitement capter l’univers d’Abel pour le sublimer.

My Dear Melancholy, est pour moi la manière qu’a choisi Abel pour communiquer ce par quoi il est passé ses dernières années. Connu pour ne pas donner d’interviews il est très rare qu’on connaisse les détails de la vie privée d’Abel. Si on l’a connu plus réticent à l’amour dans Trilogy ou Kissland, on le retrouve aujourd’hui avec le cœur brisé, notamment avec des paroles troublantes comme les suivantes :

I don’t wanna wake up if you ain’t layin next to me
Je ne veux pas me réveiller si tu n’es pas allongée à côté de moi.

But I’ma drink the pain away, I’ll be back to my old ways
Mais je vais boire ma douleur, retourner à mes vieilles habitudes

I almost cut a piece of myself for your life
Guess I was just another pit stop
‘Til you made up your mind
J’ai presque coupé une partie de moi pour ta vie (référence supposée à la transplantation de rein de Sélena Gomez)
Je suppose que j’étais juste un autre passe-temps
Jusqu’à ce que tu reprennes tes esprits

Bien que cela semble bizarre de s’enjouer des malheurs des autres, The Weeknd a ce don de raconter sa peine avec brio et c’est d’ailleurs pour ce talent là que je l’apprécie depuis toutes ces années.

Je pourrais parler de The Weeknd pendant des lignes et des lignes mais mon article finirait par manquer de pertinence alors je vais juste partager avec vous quelques clips moins connus de The Weeknd afin que vous puissiez  voir l’étendu de son talent. (Wow … on dirait un article d’un attaché de presse alors que je ne suis pas payée.)

J’espère que l’article vous a plu. N’hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de My Dear Melancholy, dans les commentaires.

 The Weeknd – Love In The Sky 

Ricky Hil – Nomads (ft The Weeknd)

The Weeknd – Kiss Land 

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